C’est parce que Dieu est Parole que l’on fait silence. Le silence dont il est question ici est d’abord intérieur avant d’être extérieur. Il n’est donc pas tant l’absence de paroles qu’une présence amoureuse au mystère, une communion à ce qu’il y a de plus sacré, de plus profond en nous. On peut très bien goûter ce silence en plein métro à l’heure de pointe, ou être envahi par les bruits intérieurs dans un monastère éloigné du monde. La bienheureuse Marie de l’Incarnation, une mystique canadienne, disait que « le silence est un parler sacré dans lequel on goûte l’amour. »
Le silence est à la prière ce que l’eau est au poisson : un espace vital. Il éveille le cœur et met en présence du mystère de Dieu. Un silence tout d’attente, simple attention à la Présence, éveil à Dieu. Tu peux le désirer, l’accueillir, le cultiver. Ce silence habité se vit surtout dans l’oraison intérieure, appelée aussi prière contemplative. Le but recherché est toujours le même : l’union avec Dieu présent au centre de l’âme.
« Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. » (Mathieu 6,6).
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